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Du rythme et des voix…

Écrit par Taï - lundi, 14 juin 2010
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Born Ruffians
14-06-2010

Interviewer Luke LaLonde, le chanteur de Born Ruffians, relevait, pour votre serviteur, de l’enchantement. Et pour cause, le dernier opus de la formation canadienne, « Red, Yellow & Blue », était manifestement celui qui avait le plus tourné dans mon IPod, en 2008. Faut dire que cette rencontre entre le sens mélodique de Franck Black et le profil rythmique de Talking Heads, parcouru par le feeling unique du vocaliste, avait de quoi séduire. Luke est venu défendre le nouvel elpee du trio, « Say It ». Ses arguments ne manquent pas de conviction, mais le disque risque fort de décevoir les fidèles aficionados. A contrario, il pourrait conquérir de nouveaux fans. Motif ? « Say It » recèle bien moins de hits que le précédent opus ; mais il est bien plus cohérent. De quoi alimenter notre conversation…

Luke, tu ne débarques pas en Belgique, pour la première fois. Content de revenir à Bruxelles ?

Absolument ! Malheureusement nous ne disposons que de trop peu de temps libre pour visiter la capitale. En outre, aucun concert n’a été programmé dans l’immédiat. Faut absolument que j’en parle à notre manager, pour rectifier le tir…  

Les origines de Born Ruffians seraient très secrètes. Possible de lever un coin du voile ?

Pour être honnête, elles n’ont vraiment rien de bien secrètes (rires)… Notre aventure a commencé alors que nous n’avions que 16 ans. Au sein d’une petite ville sise dans Ontario (NDR : c’est au Canada), répondant au nom de Midland. Après avoir ramé pendant des années, s’être obstiné à répéter des compos bancales, on a décidé de déménager à Toronto. Où nous avons opté pour le patronyme de Born Ruffians. C’était en 2004. Deux ans plus tard, après y avoir accordé quelques shows, un manager mandaté par Warp est venu nous voir et nous a proposé de rejoindre leur label. D’abord pour enregistrer un Ep ; et puis accomplir une tournée américaine. Le reste appartient à l’histoire… 

Oui mais Warp est un label surtout notoire pour ses artistes électro. Il y a bien quelques exceptions comme !!!, Battles, Maxïmo Park, Gravenhurst et Grizzly Bear. Mais ils ne sont pas légion. Et puis, il faut croire que pour rejoindre cette section indie, il faut quand même respecter certains critères. Vous aviez l’impression de faire partie de leurs desseins ?

Warp était le label qui semblait le plus croire en nous à l’époque. Peu importe qu’il soit considéré comme électro ou pas. Je suis d’ailleurs grand fan des Boards Of Canada et de Jamie Liddle ! Je pense que Warp cherchait tout simplement à élargir son champ d’action, sur la scène pop/rock. Et nous ne pouvons que nous réjouir de leur soutien jusqu’à présent.

Pourquoi avoir confié à Rusty Santos (NDR : Animal Collective, Panda Bear, Owen Pallett) la production de votre nouvel album ?

Nous étions réellement satisfaits de son travail sur « Red, Yellow & Blue ». Rusty apporte une perspective unique à notre musique et nous pousse jusque dans nos derniers retranchements, en studio. Nous ne souhaitons pas une production standardisée et son approche non-conventionnelle nous convient parfaitement.

Qu’y a-t-il de fondamentalement différent entre « Red, Yellow & Blue » et « Say It » ?

Je pense que nous étions plus relax, mais aussi concentrés lors de la confection de « Say It ». Nous disposions de plus de temps (2 semaines !) et avions une meilleure idée de ce que nous voulions. Chaque morceau devait être construit lors des répétitions en studio. Il était important pour nous de ne pas se baser sur une démo préalablement enregistrée, mais de tout composer en live. L’évolution de jeunes gens d’à peine 20 ans est également un facteur important … (rires). Au cours des derniers mois, le line up de la formation a dû faire face à de nombreux changements. Une situation qui finalement nous a beaucoup rapprochés et même soudés ! Je crois que chaque petit changement dans la vie d’un artiste influe sur son art…

En enregistrant ce nouvel opus, aviez-vous, consciemment ou pas, une idée de votre nouvelle orientation musicale. Certaines découvertes récentes vous ont-elles influencées?

Nous désirions communiquer davantage d’émotion dans nos compos et écrire de véritables chansons pop dont les refrains seraient hérités en ligne droite de la fin des années 70 et du début des années 80. Nous les avons composées en nous imprégnant de l’esprit d’artistes comme Van Morrison, Amon Düül, les Beach Boys, Roy Orbison ou encore Tom Petty...

A l’instar des Talking Heads, la plupart de vos morceaux sont basés sur les rythmes. Une ligne de conduite ?

En studio, lorsque nous travaillons sur un morceau, nous précisons bien nos rôles. Sauf pour l’aspect rythmique dont nous partageons la même passion. Steve ne bosse pas beaucoup sur le sens mélodique, mais bien le rythme, la précision et la concision des morceaux. La mélodie est plutôt du ressort de Mitch ; mais il participe également à l’empreinte rythmique. Perso, je me concentre sur les harmonies vocales, qui elles aussi, sont fortement marquées par le rythme ! Lors des répétitions, nous ressentons instinctivement lorsqu’il est nécessaire de renforcer la ligne vocale et quel instrument doit mener le tempo. Néanmoins, malgré l’omniprésence de ces rythmes, je pense que « Say It » met surtout l’accent sur le travail des voix, tout en permettant aux chansons d’être fredonnées. Mais chassez le naturel…

Quels sont les artistes ou groupes que vous appréciez le plus, sur la scène contemporaine ?

J’avoue avoir beaucoup écouté le dernier album de Caribou… que j’ai eu la chance de recevoir avant tout le monde, car je chante le dernier morceau ! Mon ami Dave, de Tokyo Police Club, m’a également récemment envoyé son dernier cd et je le trouve superbe. J’adore aussi les Nurses de Portland. Nous allons d’ailleurs tourner avec eux, dès septembre. Je vous conseille l’écoute de Magic et des Slim Twig. Ils sont issus de Toronto. A côté de ces récentes découvertes, j’écoute surtout James Holden, Four Tet et Joy Orbison…

La communauté artistique de Toronto, c’est toujours d’actualité ?

En fait, j’ai déménagé. J’ai quitté Toronto pour Montréal! Mais j’y retourne bien entendu régulièrement ; non, non, rien n’y a changé !

 





 
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