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Revenez nous voir dans 20 ou 30 ans…

Écrit par Bernard Dagnies - samedi, 30 septembre 2000
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Coldplay
30-09-2000

Formé non pas à Oxford, comme le dit la rumeur, mais à Londres –et à l’univ !– Coldplay a longtemps manqué d’un batteur. Will Champion ne jouait que du piano, de la basse, du violon et d’un tas d’autres instruments. Il a dû se mettre à la batterie aussi. C’était en 98, date à laquelle il rejoint Guy Berryman, Jonny Buckland et Chris Martin. Aujourd’hui, à la maison, Coldplay est déjà la nouvelle coqueluche britannique.

D’après la presse spécialisée, les membres du groupe ne sont pas friands d’interviews. « Parce que nous n’avons pas grand-chose à raconter », justifie Will, invitant même l’interlocuteur à revenir les rencontrer d’ici 20 ou 30 ans, lorsque, à l’instar de Bob Dylan, Tom Waits ou Neil Young, ils auront acquis suffisamment d’expérience pour entretenir la conversation. Nous on veut bien, mais tous ceux-là, ils refusent généralement d’accorder des interviews… parce qu’ils ont suffisamment de succès.

« Bonne analyse » reconnaît Will, qui avoue quand même apprécier les débats consacrés à la musique. « Pourvu qu’on ne se contente pas de coller des étiquettes », ajoute-t-il. « Nous ne sommes pas trop tracassés par la catégorie où nous rangent les médias. Par contre, nous essayons de savoir si le public aime ce que nous faisons. Nous voulons insuffler une signification à notre musique, la rendre intemporelle. Dans 20 ans, on espère que les gens pourront encore nous écouter et nous apprécier »

« Nous ne sommes pas Britney Spears, heureusement… Nous n’avons pas une image assez forte pour jouer sur ce tableau, donc nous ne pouvons compter que sur notre talent musical. Il n’est peut-être pas facile de conserver cette philosophie, après plusieurs albums, mais si jamais, nous devions enregistrer un disque que nous estimerions moins bon que le précédent, nous ne le sortirions pas ».

Travail de groupe

Chris Martin possède une superbe voix, qui rappelle tantôt Thom Yorke, tantôt Jeff Buckley. Radiohead, Muse et Travis sont aussi des groupes qui peuvent compter sur de formidables chanteurs. « Oui », rétorque Will, « Mais ces groupes ne sont pas exclusivement centrés sur une seule personne. Il y a une symbiose entre chaque membre. Prend l’exemple de The Verve, ce n’était pas seulement Richard Ashcroft. ‘A nothern soul’ est remarquable ; mais c’est surtout le fruit d’un travail en commun. Par contre, l’album solo (‘Alone with everybody’) m’a laissé sur ma faim. Il a perdu toute sa magie. Ce qui importe dans un groupe, c’est la façon dont les musiciens jouent par rapport aux autres. D’entretenir une émulation. »

Les musiciens du quatuor avouent tous des influences éparses. En fait, ils se disent plutôt inspirés par certaines chansons que par certains artistes. On citera les Beatles, Simon & Gardfunkel, dont ils interprétaient autrefois ‘Mrs Robinson’, mais aussi Neil Young et Tom Waits. « Notre perception de la musique change parce qu’on écoute constamment des choses différentes. J’ai acheté dernièrement ‘Five leaves left’ de Nick Drake. C’est vraiment superbe, mais ce n’est sûrement pas la tasse de thé de Chris »

Coldplay a accompli une tournée, qui est notamment passée par le Japon et l’Ecosse, en compagnie des Flaming Lips. A qui Will voue une grande admiration, surtout à cause de leurs prestations scéniques. En outre, il aime la façon dont ils se comportent dans la vie, de ‘ne pas faire semblant d’être quelqu’un d’autre’.

Parachutes

Coldplay a donc intitulé son premier album ‘Parachutes –aucun rapport avec le ‘Parachute’ des Pretty Things, paru en 69, dont Will ignore d’ailleurs l’existence. Pourquoi ‘Parachutes’ ? « Dès que les problèmes nous précipitent dans le vide, on ouvre son parachute. Face aux épreuves, on se raccroche toujours à quelque chose. C’est la raison pour laquelle nos chansons sont rayonnantes ou au contraire tristes. On ne veut pas être maussades ou cafardeux, mais plutôt mélancoliques. »

C’est Ken Nelson qui s’est occupé de la production. Dès leur première rencontre, le courant est passé. « C’est devenu un copain qui partage nos idées sur la conception de la musique, Pour lui comme pour nous, l’essentiel n’est pas de bénéficier d’une production tape-à-l’œil, technologique et clinquante, mais de parvenir à composer la bonne chanson. »

Pour enregistrer cet elpee, Coldplay a utilisé une méthode assez insolite, qui leur a coûté plusieurs mois de travail : les compositions ont été testées sur scène, reliftées au fil du temps, jusqu’au moment où elles paraissaient au point. « Nous sommes autocritiques. Et si nous sommes contents du résultat obtenu sur le premier album, nous sommes conscients qu’il y a encore du pain sur la planche. Il faut s’améliorer, pas seulement en studio, mais live aussi (NDR : qu’est ce que ça va être !). Il faudra que nous accordions également de meilleures interviews. »

Merci à Vincent Devos.

Interview parue dans le n° 86 du magazine Mofo de septembre 2000.

 





 
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