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Objectif grandes scènes`

Écrit par Nicolas Alsteen - samedi, 31 décembre 2005
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Eté 67
31-12-2005
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Le rock belge fait son show ! L'info n'est pas très récente mais demeure toujours aussi excitante. La scène nationale, en pleine émergence, s'exécute dans la langue de Shakespeare et discute exportation autour d'un bon verre de bière. Mais qui donc s'occupe de Molière dans cette histoire ? La réponse fuse comme un flash-back, une ultime allusion à cet été de l'amour : l'Eté 67. Cette réminiscence hippie revient aujourd'hui de droit à un jeune groupe liégeois. Confectionneuse de rêves musicaux, cette formation s'apprête à répondre simultanément aux étroites exigences des radios, des ados et des prolos ! Eté 67 est une assemblée démocratique, une petite famille composées de six grands enfants : tous des frères… Pour le plus grand bonheur des dames !

Pouvez-vous revenir brièvement sur l'aventure Eté 67 ?

Nicolas Michaux : Nous fréquentions l'école ensemble. C'est là que nous avons décidé de jouer de la musique dès nos 14 ans. Pourtant, nous n'étions pas de bons musiciens ! Disons que nous avons créé le groupe avant même de maîtriser nos instruments. Tout ceci explique en grande partie la bonne cohésion qui existe au sein d'Eté 67. C'est une situation paradoxale puisque nous apparaissons aux yeux du public comme un groupe de jeunes (20 ans de moyenne). Or, notre histoire est déjà longue ! Notre évolution a été constante : des communions, des mariages, des cafés, des salles de concerts, des concours, des victoires et de nombreuses rencontres…

Pourquoi avez-vous choisi de chanter en français ?

N.M. : Dès le début, nous composions en français parce que c'est la langue que nous maîtrisons le mieux ! Il nous a semblé logique de chanter dans notre langue maternelle. De plus, nous avons la chance d'avoir une belle langue d'un point de vue littéraire et poétique…

Depuis la création du groupe, il s'en est passé chez Eté 67 : des concerts, un premier EP, un titre sur la compile des Inrocks, un sur la compile du Soir… Ne craignez-vous pas que les choses ne s'emballent un peu vite pour vous ?

N.M. : Nous sommes très contents d'avoir notre nom publié dans les Inrocks D'autant plus que cette édition présentait Bob Dylan en couverture ! Nous l'adorons tous… Est-ce que cette situation nous effraie ? Non, je ne crois pas. Au contraire, voilà maintenant cinq ans que nous évoluons naturellement…

Nicolas Berwart : Et puis, nous sommes six. Dès qu'il y en a un de nous qui flippe, il peut compter sur le soutien des ses cinq potes…

Nicolas, ta voix trahit parfois des inflexions propres à Bertrand Cantat. Si tu dois aller en France défendre la promo de ton disque, que répondrais-tu à cette constatation ?

N.M. : Déjà, je préciserai que ce n'est pas volontaire. Il convient néanmoins de reconnaître que nous avons écouté Noir Désir et que ce groupe figure certainement sur la longue liste de nos influences.

Pouvez-vous nous citer quelques uns de vos albums préférés parus en 1967 ?

En chœur : Le premier Pink Floyd : "The Piper at the Gates of Dawn ", "Sergent Peppers" des Beatles, "Velvet Underground & Nico ", le premier elpee des Doors.

Comment percevez-vous Eté 67 dans notre paysage musical ?

N.M. : Nous avons certainement une place à part. Eté 67, ce n'est pas vraiment du rock et pas vraiment de la chanson française : c'est un mélange hybride de ces deux composantes. Actuellement, on voit énormément de groupes pop-rock chanter en anglais… Mais qui fait la même chose que nous ? Là, je ne vois pas…

Et comment se positionnent les petits poucets d'Eté 67 par rapport aux autres formations nationales ?

N.B. : Nous sommes plus jeunes que tous les autres. A partir de là, je pense que nous abordons les choses avec plus de naïveté…

N.M : …mais nous les aimons ces groupes ! D'ailleurs, nous avons tous le dernier album de Girls in Hawaïï à la maison ! Cependant, nous n'essayons pas de nous placer par rapport aux autres groupes belges. Même s'ils sont sur la même compilation que nous !

Pouvez-vous nous parler de votre futur album ?

N.M. : …les auditeurs retrouveront " Le quartier de la gare " sur notre album. Par contre, nous n'allons plus le ressortir en single. Ce titre doit avoir sa place sur le disque car les gens l'ont apprécié ! Ce serait vraiment dommage qu'ils ne puissent plus l'écouter… L'accent ne sera donc plus mis sur ce morceau. Nous allons choisir un single inédit pour lancer le CD… De manière plus générale, nous détestons les albums qui donnent cette horrible sensation d'écouter douze fois la même chanson ! Il doit refléter un certain relief, une certaine ligne de conduite, sans être rébarbatif. Nous cherchons la différence au cœur même de notre homogénéité !

N.B. : …il n'est pas encore achevé. Nous avons réalisé les maquettes de nombreux titres : plus d'une trentaine. En principe, nous n'en garderons que douze ! Il devrait sortir en septembre pour le meilleur et pour le pire !

A partir de combien de chansons pensez-vous qu'un elpee est trop long ?

N.M. : Les albums que je préfère durent rarement plus de quarante minutes…

Raphaël Breuer : Bien sûr, il y a des exceptions. Le 'double blanc' des Beatles en demeure sans conteste une des meilleures illustrations !

N.B. : Actuellement, la tendance est à la concision et à l'efficacité. Ces albums sont vraiment excellents ! Personnellement, que ce soit sur disque ou en concert, je préfère toujours terminer sur un goût de trop peu que sur une sensation d'ennui…

Pour l’instant, vous êtes toujours aux études ? Imaginions que votre album rencontre les louanges du public, quelle sera votre réaction ?

En chœur : On arrête l'école et on se concentre à fond sur notre projet !

N.M. : Après le travail que nous avons abattu, nous ne pouvons plus faire marche arrière. Nous ne voulons vraiment rien regretter. Nous ne pouvons passer le reste de notre vie à nourrir des regrets ! Si on y va à fond et qu'on se plante… qu'aurons-nous perdu ?

 
Et si vous voulez vraiment tout savoir sur Eté 67...

 

Quel est pour vous le meilleur album de tous les temps ?

N.M. : " Abbey Road " des Beatles.

R.B. : " Revolver "… des Beatles.

N.B. : " OK Computer " de Radiohead.

Bryan Hayart : "Around The Fur" de Deftones.

 
Quel est le disque que vous offririez à votre pire ennemi ?

N.M. : N'importe quel disque de Fado, cette musique portugaise triste à en mourir !

R.B. : Edith Piaf : " Je ne regrette rien "…

N.B. : N'importe quel album de Stockhausen !

B.H. : Le "Best-of" de Britney Spears...

 
Quel est le dernier concert que vous avez vu ?

N.B. : Experimental Tropic Blues Band et Jeronimo.

B.H. : Experimental Tropic Blues Band et Jeronimo ! Nous étions ensemble...

R.B. : Domguè !

N.M. : C'était Paul McCartney.

 
Quel est le concert que vous regretterez toujours de ne pas avoir vu ?

N.B. : En fait, j'aurai aimé voir les Smashing Pumpkins. Je nourris un réel regret par rapport à ce groupe… Il y a quelques années, j'étais en vacances à Londres et la formation de Billy Corgan jouait juste à côté de l'hôtel où je séjournais. Bien sûr, je n'avais pas de ticket…

B.H. : Noir Désir…

R.B. : The Doors… mais pas ceux du 21ème siècle !

N.M. : Elvis Presley… mais avant son service militaire !

 
Depuis la sortie de votre premier EP, constatez-vous des changements comportementaux du côté de la gent féminine ?

B.H. : Tu parles… Voilà bientôt sept mois que je suis célibataire ! Pour moi, les choses n'ont pas vraiment changé !

N.M. : Disons que les convoitises sont un peu plus pressantes qu'auparavant. Mais n'étant pas libre en ce moment, je n'ai pas vraiment profité de la rançon du succès. Jusqu'à maintenant… (rires !)

R.B. : Plus la scène est grande, plus il y a de filles et plus il faut signer des autographes… (Rires !) C'est vraiment l'objectif 'grandes scènes' !

 
Qu'attendez-vous de la sortie de votre album ?

N.M. : Et bien… des filles et de l'argent… (rires…)

N.B. : Ce disque doit nous permettre de continuer à tourner ! Prouver que la confiance qui nous a été faite n'a pas été vaine !

 

 

 





 
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