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The Man In Black

Écrit par Bernard Roisin - mardi, 29 juin 1999
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Frank Black
30-06-1999

Si Frank Black vient de se mettre au régime, il y a belle lurette que son inspiration est, elle, anorexique. Pourtant, l'empathie l'emporte toujours lorsqu'on rencontre ce très gros nounours gentil, pas amer pour un sou, et dont la foi –catholique mais sans l'Inquisition– dans le rock et sa musique est aussi grande que celle qu'il place dans les petits hommes déjà venus de l'espace...

Pourquoi avoir une nouvelle fois utilisé un deux-pistes pour enregistrer "Pistolero"?

Ça ne coûte pas cher et en plus, le résultat me paraît supérieur, parce qu'il me ressemble... C'est plus brut...

Es-tu parfois frustré par ton statut et le manque de considération dont tu fais l'objet?

Personne ne mérite de considération, en particulier dans le milieu du rock. On n'a jamais raison. On ne reçoit que ce qu'on mérite.

Mais les Pixies avaient inventé un concept ; et en les copiant, des groupes grunge ont gagné beaucoup plus d'argent que vous…

Mais j'ai gagné beaucoup d'argent ! On ne peut pas décemment être fâché parce que quelqu'un gagne plus que soi. Et puis, qu'est-ce qui compte? En ce qui me concerne, je peux me payer à bouffer dans n'importe quel restaurant!

Tu y vas souvent ?

Tout dépend de ce qu'on entend par ‘souvent’. Disons facilement deux fois par semaine. Mais qui n’établit pas le lien entre le plaisir et la nourriture? Pour beaucoup de monde, et j'en fais partie, manger est l'une des choses les plus importantes...

Tu te sens bien dans ta peau de ‘gros’?

Faut croire que non puisque j'essaie de perdre du poids en mangeant moins et en faisant de l'exercice!

Est-ce facile de faire régime?

C'est plus simple quand on a recours à un diététicien. Parce que s’imposer un régime personnellement, c'est dur... J'ai déjà perdu un peu poids –5 kilos, ce qui dans mon cas, n'est pas très significatif.

Et E.T. dans tout ca?

D'où vient cet amour de la langue espagnole que tu utilisais à la fois chez les Pixies et puis dans ta carrière solo?

Je crois que c’est dans ma culture ; je veux dire la culture américaine. Pourtant, je ne suis pas très bon en espagnol. Disons que je me débrouille.

Quel est ton avis sur la musique latino, très à la mode ici actuellement?

A Los Angeles, elle passe beaucoup à la radio ; mais on y entend davantage de trucs chicanos que de la musique cubaine, plus en vogue à New York ou Miami bien sûr. Cette idée de village global me plaît bien, comme d'ailleurs le fait que des musiciens issus de tous les horizons puissent passer leur musique dans des médias du ‘Wonderful West’.

Tu n'as pas de plan, du genre enregistrer un disque en compagnie des Gypsy Kings, par exemple?

Non, parce qu'ils font ce qu'ils font. Et puis, ils sont originaires de Bayonne. Moi je viens de Los Angeles.

Ton avis sur la politique de 4AD qui continue à piocher dans l'héritage des Pixies?

Je ne peux pas vraiment m'en plaindre puisqu’elle me permet de toucher des royalties... Ça ne me dérange franchement pas. C'est comme faire briller une vieille voiture...

Quelle est le point commun entre Billy Radcliffe (un des titres phares du dernier album) et disons… Alec Eiffel?

Les deux sont liés à l'aéronautique. "Alec Eiffel" est une chanson biographique à propos de la relation entre Alec et Gustave Eiffel, le constructeur de la tour Eiffel, considéré comme un pionnier de l'aérodynamique. "Billy Radcliffe" est aussi un récit biographique à propos du premier bébé né dans l'espace. Bien sûr, il vit, souffre et meurt à cause de l'aérodynamisme, étant ce qu'il est là où il vit. Peut-être est-il le fils spirituel d'Alec Eiffel...

La simplicité semble être la base de ce que tu proposes actuellement. Penses-tu que la scène rock est trop cérébrale?

Non (il rit)! Elle ne me semble pas cérébrale du tout. Le rock est ce qu'il est. Je crois au rock'n'roll ; mais je ne crois pas forcément à la scène rock actuelle. Elle est une simple pierre dans la statue du rock.

Penses-tu appartenir au présent, au passé ou être un visionnaire?

Je suis du passé et du présent, mais c'est gentil de dire que je suis aussi du futur!

Tu t'attends à quelque chose de spécial de la part des extra-terrestres pour l'an 2000?

Non, je ne crois pas à cette connerie de l'an 2000!

Mais tu crois aux martiens…

Certains jours oui, d'autres non. Tout dépend de quel côté de mon lit je sors le matin (rires).

Le ‘Jeffe’ et les catholiques vont-ils lancer une inquisition rock'n'rollienne?

Non, non. Nous sommes de mauvais catholiques, à l'esprit ouvert et large, des libéraux... Bien que je doive avouer quelques fantaisies sexuelles, du genre attacher des filles et les ‘torturer’. Mais rien de sérieux comparé à l'inquisition espagnole.

Dernière question: tu as des nouvelles de Kim et des autres ?

Les autres ont aussi un nom, tu sais? En fait, je vois tout le temps Joe. Quant aux autres, pas de nouvelles! Pas une lettre, un coup de téléphone... Rien! Nada!

(Article paru dans le n° 74 de juin 1999 du magazine Mofo)

 





 
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