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Un certain feeling new wave...

Écrit par Bernard Dagnies - samedi, 08 novembre 2003
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Hot Hot Heat
08-11-2003
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‘Bandages’ est un hit que vous avez sans aucun doute déjà entendu sur l'une ou l'autre station radiophonique. Un tube dont les lyrics ont suscité la controverse. Cette chanson a même été interdite à la BBC. Une aubaine pour le groupe canadien qui n'en demandait pas tant pour se faire de la pub. Pourtant, on ne peut pas dire que les débuts du groupe ont baigné dans l'huile. Il a même fallu attendre le départ du chanteur, Matthew Marnik, et son remplacement par le claviériste Steve Bays, pour que la mayonnaise commence à prendre. Dustin Hawthorne, le bassiste, s'est volontiers proposé comme porte-parole de cette formation qui devrait bientôt sortir son deuxième album…

Le puritanisme britannique s'est encore distingué. Une cerise sur le gâteau dont se délectent les musiciens de Hot Hot Heat depuis des mois. Et pour cause ! Cette publicité gratuite a même fait le tour du monde. Dustin en rit encore : " Partout où on est allés, les médias sont revenus sur le sujet. Même en Australie et au Japon. Même à l'époque où on n'était pas encore connus. Sur les plateaux de TV, ils se disaient : 'On la passe ou on ne la passe pas ? Une heure avant le journal ou une heure après ?' Finalement tout ce toutim nous a procuré une pub fantastique. Nous n'en demandions pas autant. Et finalement, la chanson a décroché un numéro un en Grande Bretagne ". Une chanson dont la formation est particulièrement fière. " Lorsque nous la jouons 'live', nous entrons en osmose avec le public. Une espèce d'hymne qui accroche instantanément… Et il n'est pas rare que le public monte sur les planches lorsqu'on l'interprète sur scène… " Pour s'adonner au stagediving ? " Non, non, pas le stagediving ! Lors de spectacles accordés à LA et à Melbourne, une partie du public est montée sur scène et a commencé à danser. Imaginez-vous 60 personnes sur les planches ! C'était vraiment la fête. A la fin, il ne restait plus que la batterie. Mais cette situation fait partie du show. Par contre, nous n'aimons pas trop que les spectateurs se jettent dans la foule. Une jeune fille a ainsi failli, un jour, se rompre le cou. Et nous avons eu très peur. Tu comprends mieux maintenant pourquoi il existe des gardes du corps et des barrières de sécurité, lors d'un concert. Toute cette organisation est destinée à empêcher les spectateurs de monter sur scène. Et surtout d'éviter le risque de blessures. Enfin, je reconnais que je commence à vieillir ; et je deviens dès lors moins téméraire… "

Le premier album a donc été enregistré au sein de deux studios différents : à Vancouver et à Seattle. Drôle d'idée de concocter un elpee dans deux studios différents, alors qu'il ne fait que 33 minutes. " Sur notre premier EP figurait 5 titres. Et au départ, on avait l'intention d'en réinterpréter deux pour les intégrer au nouvel opus. Mais on s'est rendu compte, que de toutes manières, il aurait encore été trop court. En fait, nous n'avions pas assez de matière première. Deux semaines avant d'entrer en studio, nous étions encore occupés de composer... La brièveté de cette plaque n'est pas délibérée. Elle a été conditionnée par le manque de temps. Le recours aux deux studios nous a, par contre, permis de donner des colorations différentes aux chansons. A Seattle, nous avons travaillé dans un espace réduit. On se sentait vraiment à l'étroit. Mais les prises étaient très basiques ; en outre, nous avons bénéficié du concours de l'ingénieur du son maison. A Vancouver, nous disposions de davantage d'espace. Nous avions tout le confort : la TV, à bouffer, etc. "

Dans une interview accordée à un magazine britannique, la formation a déclaré que dans le futur, elle pourrait réaliser un concept album. Alors, est-ce une blague ou le groupe a-t-il cherché à lever un coin du voile qui dissimule la face prog rock chez Hot Hot Heat ? " Une blague ! Nous n'avons pas l'intention de reconduire un quelconque 'Sergent Pepper' ou 'Dark side Of The Moon'. En fait, les paroles ont sans doute été extraites de leur contexte. Par contre, nous ne sommes pas fermés à l'expérimentation. A donner une nouvelle dimension à notre musique. Une chose est sûre, il ne sera ni conceptuel, ni prog. Lorsque nous atteindrons la quarantaine, il sera peut-être temps d'y penser… "

Les musiciens de Hot Hot Hot Heat aiment la new wave des eighties ; et en particulier des formations ou des artistes tels que XTC, Jam, Cure et Elvis Costello. C'est manifeste ! Pas pour rien que la plupart des médias évoquent ces références lorsqu'ils parlent de 'Make up the breakdown'. Mais qu'en pense Dustin ? Est-ce une réflexion embarrassante ou pertinente ? " Un peu des deux ! Il serait malhonnête de ne pas reconnaître un certain feeling new wave au sein de notre musique. Et que ces groupes ou artistes ne constituent pas des influences majeures. Mais nous ne voulons pas être taxés de revivalistes new wave. Cure, Costello et XTC sont des noms absolument incroyables. Et notre guitariste, Dante, adore XTC. S'il n'existe aucune filiation avec XTC, il faut reconnaître que c'est la formation qui nous a le plus influencés. C'est un des points culminants atteints par la musique entre la mi eighties et 1990. Très jeunes, nous entendions cette musique. Inconsciemment, progressivement, elle nous a imprégnés, influencés… " Si HHH ne connaît pas Supergrass, il voue un grand respect à Blur. " J'apprécie beaucoup leur approche de la composition. Elle est toujours différente. Et quelque part, comparable à la nôtre. A contrario des Strokes, leurs accords, les tempi, sont toujours différents. Leur son est vraiment unique et il est impossible de les cataloguer dans un registre, même si on les considère comme les pères de la britpop…mais je ne connais pas Supergrass… et tout ce que nous écrivons n'entre pas dans le cadre de la new wave… " Encore que pour le look, il y a de quoi se poser des questions. Une certaine presse estime même qu'ils s'habillent et se coiffent comme les Dexy's Midnight Runners… Une réflexion qui fait sourire Dustin. " A ce sujet, je me référerai plutôt à A Flock Of Seagulls. Des types complètement extravagants que j'avais eu l'occasion de voir en concert… Il est vrai que dans le look des Dexy's, il y a des similitudes. Ils étaient bien fringués. Mais je pense qu'on est plus proches d'eux musicalement qu'esthétiquement… "

Dans le domaine de la musique contemporaine, les musiciens avouent quelques coups de cœur. Tout d'abord pour un ensemble mystérieux répond au nom de Badger King. " Un duo qui est issu de Portland, dans l'Oregon. Un garçon et une fille. Il programme des sequencers et joue de la guitare. Elle chante et joue également de la guitare. Leur musique est vraiment novatrice. Ils avaient assuré notre supporting act lors d'une de nos premières tournées, il y a un an et demi. A Salt Lake City, dans l'UTAH. Depuis, on les a quelque peu perdus de vue. Un groupe étrange et passionnant… " Pour les Liars, également. " Un groupe fantastique. Nous avions assisté à un de leurs shows à Seattle. C'était à l'époque où Sub Pop était venu nous voir avant de nous signer. Nous étions à la même affiche. En première partie. Nous étions stressés à mort. Leur show nous a vraiment soufflés… " De Sub Pop, Hot Hot Heat est donc passé chez Warner Music. Une situation qui ne semble pas trop perturber Dustin. Pourtant, il est de notoriété publique que lorsqu'un artiste ne vend pas suffisamment chez Warner, il passe à la trappe… " En fait, Sub Pop est une succursale de Warner. Lorsque Sub Pop s'est rendu compte de notre potentiel, il s'est adressé à Warner pour leur demander si notre produit les intéressait. Ils ont répondu favorablement. Mais tout ce qui relève du domaine artistique appartient toujours à Sub Pop. Warner se charge du volet financier. Donc nous n'avons pas de problème de diktat ni de formatage inhérents aux grosses compagnies. Warner sert ici en quelque sorte de banque… Bon, maintenant j'espère que nous n'allons pas vivre une mésaventure semblable au 'Catch 22' de Joseph Hiller. Ce serait une situation inextricable. Etre un groupe créatif et ne pouvoir sortir sa production nous rendrait fous. On est quand même un peu inquiet à ce propos. Mais pour l'instant, nous regardons les aspects positifs de notre contrat… " Une philosophie qui risque quand même de se retourner contre eux, lorsqu'on sait qu'ils ne s'intéressent guère aux bénéfices tirés de la vente de leurs disques, mais plutôt de leurs tournées. " C'est notre manière de concevoir le business dans le monde de la musique. L'argent gagné par les disques, nous le réinvestissons dans les avions, les tournées ; et en retour ces tournées nous apportent de l'argent. On réinvestit de l'argent pour faire plus d'argent. Nous n'avons pas vendu des cargaisons de disques. L'argent vient des tournées. De la vente des tickets et du merchandising… "

Tous les musiciens du groupe sont multi instrumentistes. Une faculté qu'ils ne mettent pas en exergue, à l'instar d'un Beta Band, lors de leurs concerts. Dustin explique : " J'ai assisté à de nombreux concerts au cours desquels les groupes se plient à cette pratique. Mais j'estime qu'elle nuit à la création. Nous préférons nous concentrer sur l'instrument que nous maîtrisons le mieux. Je joue, par exemple de la batterie, mais pour pouvoir en jouer 'live', j'aurais besoin de 3 mois de répétition. En outre, nous ne voulons pas qu'on nous prenne pour des gens qui savent tout faire. Personnellement, il ne faut pas me demander de jouer du piano. Je ne connais pas suffisamment les accords. Cependant, chaque musicien s'intéresse aux autres instruments. Ce qui est important dans l'écriture d'une chanson. Car nous les écrivons ensemble. Et donc, lorsqu'on commence à la jouer, on est capable de repérer les accords du clavier et la première note de la basse. Enfin, comme je suis bassiste, le suis fort intéressé par tout ce qui touche à la batterie. Ce qui entre dans la logique, à partir du moment où on s'intègre dans une section rythmique… "

Merci à Vincent Devos.

 





 
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