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De Stone Roses à Oasis…

Écrit par Jérémy & Bernard Dagnies - lundi, 30 mars 1998
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Hurricane # 1
31-03-1998
Ride, c’était avant tout Mark Gardener et Andy Bell. Aussi, lorsque le premier cité a décidé de quitter le groupe, Andy n’a plus eu la force de poursuivre l’aventure. Il a préféré décrocher quelque temps, histoire de remettre de l’ordre dans ses idées. Quelle n’a pas été notre surprise d’apprendre qu’il avait déjà repris du service au sein de Hurricane # 1. Quoique, après avoir écouté leur premier album, nous devons avouer qu’il n’a pas manqué son retour. D’abord, l’opus est excellent, et puis, sur les planches, la formation a vraiment la pêche. A un tel point qu’on se demande si un nouveau super groupe n’est pas occupé de naître. Accompagné de Gareth Farmer, son drummer, Andy s’est enfin décidé de rompre le silence ; bien que de confidences, il en soit toujours aussi avare…


Qui est responsable du split de Ride ? Mark ou Andy, Et pourquoi ?

A : Officiellement, Mark est responsable de la séparation, puisqu’il a quitté le groupe, mais d’une manière générale, nous sommes tous responsables, parce qu’il doit exister une raison à son départ. Je pense qu’il a quitté le groupe parce que personne n’a eu le courage de dire que nous ne partagions plus son point de vue. En fait, l’origine de ce conflit remonte déjà à la naissance de la formation. A cette époque, les personnalités des différents musiciens s’accordaient à la perfection. Et nous n’avons jamais imaginé que nos conceptions de la musique auraient pu un jour, nous diviser. Aussi, plutôt que de parler, nous sommes restés polis, calmes, refoulant nos ressentiments, nos secrets, au plus profond de nous-mêmes. Et ce comportement a perduré jusqu’au moment où on a plus été capables de se supporter. Personnellement, j’ai beaucoup souffert de cette crise, dont le point culminant s’est situé au cours de la tournée que nous avons effectuée entre 92 et 93. C’était vraiment très pénible à supporter. Et puis curieusement, les choses ont commencé à s’améliorer. La vie d’un groupe est une situation que l’on ne peut constamment maîtriser. C’est à la fois étrange et difficile à expliquer. Parce que le public ne comprend pas toujours bien les raisons d’une séparation. Lorsqu’on a été heureux et fier de faire partie d’une formation comme Ride, on tombe de haut de tout voir s’effondrer. En plus, à ce moment là, je ne m’y attendais vraiment pas…

Andy, tu as déclaré que “Tarentula” aurait pu être le premier album de Hurricane # 1. Un regret ?

A : Aujourd’hui, j’ai changé d’avis. C’était un disque curieux pour moi, et je ne suis toujours pas convaincu, même pour l’instant, d’avoir pris la bonne décision en le sortant. Nous vivions, tous les membres, des moments difficiles, et on ne donnait pas cher de la peau de notre album. Aussi, un doute subsistera toujours dans mon esprit ; mais je ne pense pas que les regrets puissent changer quelque chose. Tu dois décider sur le moment ce que tu veux faire et vivre avec…

On suppose que lorsqu’un journaliste s’est permis d’écrire, lors de la sortie de cet album : ‘Oublie Ride, ils étaient occupés de revenir au style du premier album des Stone Roses !’, cela n’a pas dû te faire plaisir ?

A : Qui a écrit cela ?

Le Melody Maker !

A : Je suis incapable de répondre quoi que ce soit à ce propos. Cela ne veut rien dire. Sans commentaire.

Pourtant, tu as déclaré tout récemment que Hurricane # 1 était un secteur de la ligne qui va de Stone Roses à Oasis. A ce propos, tu parlais de britpop ou de Manchester ?

A : Si je dois opter entre la britpop et Manchester, je vous laisse le choix. Mais je suis d’accord pour admettre l’idée que nous faisons partie d’une ligne directe qui mène Stone Roses à Oasis.

Stone Roses et Primal Scream sont des références pour Hurricane # 1. Quels sont leurs disques que vous préférez ?

G : Des influences ? Certainement. Le premier opus des Stone Roses, parce qu’il est aujourd’hui considéré comme un classique.
A : Je préfère le single qui est sorti juste après l’album. Sur ce disque figurent les deux meilleures chansons qu’ils n’aient jamais composées. Quand à Primal Scream, j’ai surtout un faible pour “Vanishing point” et “Screamadelica”.

Quelle est la composition des Beatles la plus importante pour Hurricane # 1, “Tomorrow never knows” ou “Magical mystery tour” ? Et pourquoi ?

A : “Tomorrow never knows”, définitivement ! C’est l’époque où la musique nous a rattrapés, et en même temps c’est le moment où le reste du monde a rattrapé les Beatles. Je pense que Chemical Brothers nous donne aujourd’hui un nouvel exemple de ce phénomène. Et c’est en même temps un souvenir important. J’avais 12-13 ans lorsque j’ai entendu cette chanson pour la première fois, et je n’envisageais pas les Beatles capables de créer une telle musique. Je les imaginais toujours occupés à ressasser des trucs comme “Please, please me” ou “Help”. Et soudain, il y a eu cette chanson, vraiment différente. Je ne pensais pas que c’était permis. Quelque part, c’était peut-être criminel…

Dans les textes de vos chansons, on retrouve souvent des invitations au rêve. Quelle place prennent-ils dans la musique de Hurricane # 1 ? Composez-vous en rêvant ?

A : Lorsqu’on écrit les chansons, on est supposé être responsable de ce phénomène. Donc, il m’appartient de répondre à cette question. Je ne compose pas encore en rêvant. Mais je voudrais essayer ces ‘rêves lucides’. J’étais presque sur le point, un jour, d’acquérir une de ces ‘machines à rêver’. Mais alors quelqu’un m’a dit que Kurt Cobain en avait une, et qu’elle était responsable de son état dépressif. Quand il l’utilisait, il s’enfonçait de plus en plus, et s’approchait du suicide… Mais j’aime l’idée…

Avez-vous un goût particulier pour les tournesols ?

A : Pas particulièrement.

Pourtant, sur de nombreuses photos destinées à la presse, vous êtes entourés par ce type de fleurs.

G : Il s’agissait simplement d’un décor destiné à meubler les poses prises à Amsterdam…

Paul Oakenfoald a remixé la meilleure chanson de votre album, “Step into my world”. Etes-vous satisfait du résultat ?

A : Nous avions toujours rêvé de travailler avec lui. C’est chose faite aujourd’hui. Mais le plus fantastique, c’est qu’il était ravi du résultat. Autant que nous, si pas plus !…

Merci à Jean-Baptiste Ducrotois et à Tim Rowan.

Version originale de l'interview parue dans le n°60 de février/mars 1998 du magazine Mofo





 
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