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Amour, haine et politique

Écrit par Redouane Sbaï - lundi, 10 juillet 2006
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Les Hurlements d´Léo
02-07-2006

Double ration pour les fans des Hurlements d'Léo. La formation a sorti ces jours-ci un album studio, "Le Temps Suspendu" ainsi qu'un disque 'live'. Et c'est sous le soleil du Festival Couleur Café que le combo a choisi de présenter au public belge ses deux dernières œuvres. Rencontre avec Laulo Kebous, l'un des deux interprètes du groupe.

3 ans se sont écoulés entre "Ouest Terne" et "Le Temps Suspendu". Qu'est-ce qui a changé entre-temps ?

On s'est posé la question de savoir si on arrêtait ou si on continuait. Finalement on a décidé de poursuivre l'aventure, mais en aménageant nos emplois du temps. Ca commençait à devenir fatiguant d'être toujours sur la route. Désormais, en tournée, on se réserve 10 jours par mois où chacun d'entre nous peut faire ce qu'il veut. Ceux qui ont des projets musicaux parallèles peuvent s'y consacrer et ceux qui ont une famille peuvent également s'en occuper.

L'album s'intitule "Le Temps Suspendu". Le temps est donc une contrainte pour le groupe ?

Exactement. C'est un peu une référence à ce qui s'est passé pendant ces 3 ans, justement.

Comment s'organise désormais le travail à 8 ?

Difficilement, mais de plus en plus sereinement.

Comment décrirais-tu cet album par rapport aux précédents ?

Encore plus éclectique, plus rock aussi, dans le ton et dans la forme.

Il y a également la sortie d'un 'live'. Entre la scène et les expériences studio, qu'est ce qui vous apporte le plus de satisfaction ?

Les deux sont agréables. Ce n'est pas la même joie en fait. En studio, c'est plus long. Tu construis un truc tranquillement avant de le découvrir. Puis, t'as la magie de la technique qu'il n'y a pas du tout en 'live'. Sur scène, c'est de l'énergie, de l'instantané. C'est comme un polaroïd. L'idée du 'live', c'est d'être là où on ne nous attend pas, de faire ce qu'on a à y faire et de surprendre.

Songez-vous à réitérer l'expérience "Un Air Deux Familles" (NDR: album de duos avec Les Ogres de Barback) ?

On va peut-être réitérer l'expérience avant les prochaines élections présidentielles de façon à inciter la jeunesse à aller prendre sa carte d'électeur et voter. Et notamment afin de ne pas voter pour l'extrême droite ou Sarkozy, par exemple.

Et si vous pouviez choisir d'autres artistes que Les Ogres de Barback ?

A premier abord, je dirais Eiffel dont le chanteur est un de nos camarades. Sinon, pourquoi pas L'Enfance Rouge, un groupe franco-italien.

Tu parlais politique. Les Hurlements d'Léo font partie du collectif "Aux Urnes etc." Est-il important que votre public se mobilise et manifeste une conscience politique ?

C'est important car aux dernières élections, il y a beaucoup de gens qui ont pris ce scrutin à la légère. On s'est retrouvé au pied du mur et le résultat a été dur à digérer. Avant les dernières élections, notre motivation était en demi-teinte. Nous nous disions qu'il ne fallait pas trop casser les couilles aux gens avec ces problèmes là. Désormais, on compose des chansons qui ont une essence et une conscience politique.

Vous voulez également donner conscience aux gens que la haine change de visage...

C'est du déguisement. Ils foutent des idées dans la tête des gens pour qu'ils se disent 'Ah mais finalement, ils ont l'air sympathiques!' Même Le Pen aujourd'hui à l'air 'sympathique'. C'est un danger, un poison auquel il faut être très attentif. La droite et toute la clique de l'UMP fait peur en France. C'est également un poison.

Tu sors le premier album de ton projet parallèle, "Kebous". Est-ce qu'il traduit un besoin d'expérimenter autre chose ou de t'évader un peu de l'aventure Hurlements d'Léo ?

T'as entendu parler de ça ? Ce n'est pas vraiment de l'expérimentation. Je suis revenu à un format un peu plus classique, style chanson française, piano-voix. Il y a trois musiciens qui m'accompagnent : mon frangin est au piano, un des mecs de Babylon Circus joue de la clarinette et Sergio Faubert de la guitare électrique. On prend une autre orientation. C'était juste le besoin d'avoir une autre formation à côté, de pouvoir faire autre chose afin de ne pas me sentir prisonnier ou fonctionnaire d'un collectif. Mais Les Hurlements d'Léo, c'est toujours une passion et je m'investis à fond là-dedans.

Tu disais au début de l'interview que vous avez hésité à continuer l'aventure. Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que la vie des Hurlements d'Léo sera encore longue ?

Elle sera longue et même très très longue! Bien plus que tu ne peux l'imaginer. Les Hurlements d'Léo c'est de l'amour mais également de la haine, parfois. Ce sont huit gars prêts à s'aimer et à se taper dessus à un moment donné. Mais c'est ainsi qu'on avance!





 
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