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Texas a manifestement encore des planches…

Texas
Forest National
Bruxelles
14-11-2017
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Un rêve d’adolescent, devenu réalité…

Écrit par Stéphane Reignier - mardi, 02 août 2016
Image
LYS
02-04-2016

Quatuor breton, LYS jouit d’une authentique crédibilité outre-Manche. Faut dire qu’il a bénéficié, notamment, du soutien voire de la collaboration de Steve Hewitt (batteur emblématique de Placebo), du fameux producteur anglais Paul Corkett (The Cure, Bjork, Nick Cave, Radiohead, Fiction Plane, Placebo…) ainsi que de Craig Walker (Archive, The Avener). Le groupe se produisait, pour la deuxième fois, dans le cadre du festival ‘La Vie en Rock’, un événement destiné à récolter des fonds pour la lutte contre le cancer (NDR : ne pas oublier que cette maladie tue, chaque année, 3 500 Hennuyers). Nicolas, son leader charismatique, a accepté de répondre aux questions de Musiczine…

Dès les premières secondes de « Redbud », la musique baigne au sein d’un climat festif et communicatif ; elle est plus rock et plus mature que sur le précédent opus. Aviez-vous fixé une ligne de conduite particulière pour enregistrer cet elpee ?

En fait les éléments se sont goupillés tout naturellement. Je souhaitais concocter un album positif. Le premier était plutôt mélancolique. Celui-ci l’est un peu moins ! Je voulais qu’il soit plus entraînant. J’avais vraiment envie de faire évoluer le son.

On retrouve du beau monde derrière ce disque. Notamment, Steve Hewitt (ex-batteur de Placebo), Paul Corkett (producteur anglais de The Cure) et aussi Craig Walker (ex-Archive), qui cosigne certains lyrics et figure comme invité sur « The Mistake ». Comment ces collaborations sont-elles nées ?

Il est clair que collaborer avec des pointures du genre constitue un plus dans la carrière d’un artiste ! Est-ce indispensable ? Je ne le pense pas ! C’est clairement une belle carte de visite, par contre ! Se nourrir de l’expérience des uns et des autres permet de progresser et de se redéfinir dans la confiance que l’on peut avoir vis-à-vis de soi et d’autrui.

On sent chez LYS une certaine filiation avec le meilleur des hymnes pop rock anglo-saxons. De qui Lys pourrait être est le digne successeur ?

Nous sommes assez proches de la ligne mélodique de Placebo. J’adore la première époque du groupe. Il a apporté du neuf dans le rock ! En France, il n’y a plus vraiment d’émergence dans l’univers du ‘rock alternatif’. La mouvance est surtout électro, rock-électro ou encore indie. Nous sommes peut-être le premier groupe de rock alternatif qui mise sur la qualité (rires).

Le premier long playing vous a permis de vous produire en Europe, et notamment à Londres, mais également aux Etats-Unis, au travers de grands festivals comme le SXSW d’Austin ou le CMJ de New York, en 2013, ainsi qu’en Chine au MIDI de Shanghaï et Beijing, en 2014. Que retirez-vous de ces expériences ?

Une richesse artistique et humaine à la fois ! Par exemple, en Chine, le bénéfice a pris davantage la forme scénique que professionnelle. Le public, très nombreux, a été réceptif à notre univers. C’était tout simplement magnifique. Comparativement au Texas, la démarche était donc un peu différente ! Les Américains aiment le rock et y connaissent un rayon ! Nous avons pu rencontrer des gens du milieu et nouer des contacts professionnels. Leur spontanéité est très appréciable !

Aujourd’hui, on est loin de vos premières répétitions dans ce vieil hangar breton. Quel regard portes-tu sur ton parcours et celui de LYS ?

J’ai fait de la musique, mon métier ! Un rêve d’adolescent ! Devenu réalité aujourd’hui ! J’ai davantage les pieds sur terre que je ne les avais autrefois ! Je reste conscient que tout peut s’arrêter un jour sans crier gare ! Ce monde est friable ! La somme de travail et d’investissement est colossale ! Je me suis battu pour devenir ce que je suis ! Plus globalement, peut-être aurions-nous pu prendre davantage d’envergure… Nous avons déjà une certaine notoriété ! Nous ne le devons qu’à nous-même !

LYS est un groupe français qui chante en anglais. Est-ce un choix artistique ou marketing pour mieux s’exporter ?

Il s’agit d’un choix purement artistique !

Comment se déroule le processus de création ? Es-tu le seul aux commandes ou chacun apporte-t-il ses idées ?

Chacun peut amener sa pierre à l’édifice. Généralement, j’amène la base, c’est-à-dire la mélodie, la structure et les textes. Anthony, mon guitariste ajoute des riffs qui communiquent au format une couleur particulière. Steve Hewitt a assuré la partie rythmique.

Le line up de LYS a beaucoup changé depuis ses débuts ! Est-il difficile de maintenir le paquebot malgré les défections de certains de ses matelots.

Les gens se barrent parce que je suis un gros con (rires) ! Peut-être que certains le pensent après tout (re-rires) ! Pour rester sérieux, constituer un groupe est un travail de longue haleine. Idem pour garder ses membres ! Depuis 2013, ce sont plus ou moins les mêmes ! Il suffit de s’entourer de la bonne équipe ! Me concernant, j’ai mis du temps à la trouver, c’est vrai…

La bassiste est nouvelle au sein du band…

Il s’agit de notre troisième bassiste depuis la constitution du groupe en 2008 !

Confidence pour confidence, celle qui figurait dans le clip « In my mind » dégageait quelque chose…

C’était notre première bassiste !

Si je te dis que j’ai fantasmé sur cette femme…

Pas étonnant ! Moi aussi, il y a très longtemps. C’était ma copine de l’époque (rires).

Oups, désolé !

Ne le sois pas (rires), c’est naturel !

Je suis rassuré alors (rires) !

Tout compte fait, sois désolé ! Non, je déconne (rires) !

En écoutant LYS, on a l’impression que le temps n’a pas d’emprise sur les tubes… Il y a une sorte d’intemporalité dans les sons et les arrangements, à l’image de The Cure, par exemple…

J’adore ce groupe ! Je les ai redécouverts récemment ! Ca me fait plaisir ce que tu dis ! J’espère que tu as raison ! L’avenir nous le dira !

C’est la deuxième fois que LYS se produit dans le cadre de la Vie en Rock. Est-il important pour vous de participer à ce genre d’évènement caritatif ?

Oui, effectivement, c’est très important ! Je connais un peu l’organisatrice (NDR : Janique Saussez). Elle nous suivait régulièrement lors de nos passages en Belgique. C’était une fan. Une groupie même en quelque sorte. Toujours fidèle à notre univers. Du coup, j’estimais tout à fait logique d’être présent au festival qu’elle organise. Par rapport à ce qu’elle a vécu aussi en particulier et à la thématique de ce soir en général ! C’est un fléau ! Il faut le combattre ! Les artistes doivent pouvoir s’impliquer pour récolter des fonds !

Vous êtes-vous déplacés expressément pour cette date belge ?

Nous avions un concert en France hier soir ! Nous étions donc sur la route ! Mais, nous aurions pu faire un aller-retour uniquement pour cette date belge.

D’autres participations pour d’autres causes ?

Oui ! Pour l’association Laurette Fugain qui lutte contre la leucémie. Nous avions joué à l’Olympia de Paris.

Les artistes étrangers disent souvent que le public belge est bon client. Quel est ton rapport avec la Belgique ?

Les Belges sont effectivement de bons clients, mais davantage en cas d’effet de masse. En dehors, ils sont un peu timides, quand même ! Ce soir par exemple, il a fallu attendre la fin du set pour que le public ne sorte de sa léthargie !

De qui te sens-tu artistiquement proche en Belgique ?

J’aime beaucoup Ghinzu. dEUS également. Puggy aussi, c’est sympa. Arno est un artiste assez éloigné de notre univers, mais l’homme me plait. C’est un type complètement décalé. Ca fait du bien d’avoir des mecs comme lui dans le paysage musical !

On dit souvent qu’une fille au sein d’un groupe de garçons suscite une certaine rivalité. Cette cohabitation provoque-t-elle ce phénomène chez Lys?

Pas du tout ! Pas avec Manon en tout cas ! Je te rejoins, les nanas sont chiantes par essence (rires).

Vous avez été repérés par une grande marque de vêtements qui a sorti une ligne à votre nom ‘LYS by IKKS’. C’est quand même assez peu courant non ?

C’est une opportunité qui s’est présentée en 2012. Cette idée m’a séduit immédiatement ! Ce qui a permis de se produire en showcase dans des magasins approvisionnés par IKKS. Sans oublier les fringues et une bonne communication surtout ! C’était une expérience super sympa !

Pour terminer, as-tu une petite info croustillante à dévoiler pour les lecteurs de Musiczine ?

Nous allons probablement partir en tournée au Japon, en Afrique du Sud et en Australie. Nous sommes sur des plans exotiques en ce moment.

 

 





 
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