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Il n'y a pas de la tristesse sur cet album...

Écrit par Julie Moors - mardi, 19 septembre 2006
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Maximilian Hecker
11-09-2006
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En 2001, « Infinite love songs », chef d'œuvre du genre, révélait au grand jour le nom d'un artiste enchanteur. Cinq ans plus tard, Maximilian Hecker sort son quatrième album, 'I'll be a virgin, I'll be a mountain'. Mélodies aériennes, voix céleste, il continue à ériger cet 'univers parallèle', en quête de pureté. Romantique, oui. Mais certainement pas triste. Selon lui…

Comment doit-on interpréter le titre de votre album, « I'll be a virgin, I'll be a mountain »?

C'est un désir d'atteindre différents états. Je pense que c'est un désir humain naturel : la paix intérieure et la pureté. Une envie d'échapper à la réalité, pour atteindre un monde qui est ailleurs. Par exemple, dans le christianisme, cet 'univers parallèle' est le paradis. C'est similaire ici: il ne doit pas être le paradis chrétien mais un endroit où l'être humain est libéré de son corps et de ses besoins de la vie réelle. C'est, en fait, une image très facile…

Dans la chanson éponyme, vous chantez: 'I'll be a virgin when I reach you, I'll be a mountain when I touch you'. Ca pourrait être sexuel…

Non, bien sûr que non. Le sexe est bien trop réel.

Certaines chansons (« Messed-up girl » entre autres) rappellent fortement la musique de Paul Simon. Est-ce une influence pour vous ?

Oui, c'est une influence et il y en a d'autres: Bob Dylan et des groupes plus récents, Radiohead par exemple, Grandaddy…

Comment vous situez-vous dans un paysage musical allemand plus orienté vers l'électro que la pop ou le folk?

Je m'en fous. Comment cela pourrait-il m'affecter? Tant que le gouvernement allemand ne me force pas à faire de la musique électronique…

A deux reprises (« Snow White » et « Feel like children ») vous citez Blanche-Neige. Cette histoire vous inspire ?

Blanche-Neige a été empoisonnée. Elle était entre la vie et la mort. Mais elle n'est pas morte : quand ce gars est venu après un certain temps, elle s'est réveillée. Dans ce conte de fées, le paradoxe est possible : quelqu'un expérimente une paix éternelle et le silence tout en étant vivant. C'est un état intéressant.

Dans "The saviour", vous déclarez: 'there's nothing in this world to save my life'. C'est très dur…

Dur pour qui? Beaucoup de choses dans ce monde ne sont pas très heureuses. La mort est une question de culture. Elle n'est pas toujours envisagée comme une fin, c'est juste quelque chose qui arrive au cours d'un processus. Dans d'autres religions, c'est un cercle: la mort n'est pas considérée comme quelque chose de négatif. Pour moi, ce n'est pas négatif non plus. C'est juste une porte pour cet état, cet autre monde où l'on peut finalement ressentir cette paix éternelle. C'est quelque chose que tout le monde attend, la raison qui explique la lutte d'être en vie. Si les auditeurs rentrent dans cette idée, ils comprendront que je n'essaie pas de sonner triste. C'est l'inverse.

L'album s'achève sur ces mots: 'I lose my daydreams, I lose my colours, I lose my longing, I find myself' ("Grey"). Est-ce votre façon de conclure? Il y aurait plus d'espoir que de tristesse ?

Il n'y a pas de tristesse sur cet album. Selon moi, les choses tragiques et le désespoir sont très romantiques. C'est juste un état avant la liberté et la paix. Ca peut sembler paradoxal mais peut-être pas. Par exemple, les gens ont toujours écrit des drames pour le théâtre ou le cinéma. Créant un effet sur les spectateurs qui les regardent. Personne ne va voir le film Titanic pour déprimer davantage ensuite, mais pour se sentir transporté et être dans un bon état d'esprit. Et même pleurer a quelque chose de cathartique. Dans les moments de profond désespoir, tellement existentiel, vous anticipez déjà ce qui arrive après le moment cathartique. Ceci explique que quelque chose ici peut sonner triste ou est lié à la souffrance. Vous aimez vous faire du mal ?

Pas spécialement…

Donc si vous écoutez l'album, ce n'est pas pour vous faire souffrir, il doit y avoir une raison… Je pense que si vous n'écoutez pas les paroles, par exemple, et que vous n'écoutez que la musique, le sentiment que vous avez est chaud, positif. Même si les gens appellent cela de la musique triste, l'effet est contraire. Il existe beaucoup de musiques qui peuvent communiquer un sentiment de tristesse. Celle de Radiohead, par exemple. Mais les gens l'écoutent et ont un sentiment positif. Peu importe comment cette musique est baptisée ; ce qui compte c'est qu'on se sente bien en l'écoutant.

Étonnamment, certains vous comparent à James Blunt. Vous admettez la comparaison ?

Je ne connais pas vraiment la musique, je devrais vérifier. C'est plus pop, plus propre, non ? Peut-être est-ce le cliché de quelqu'un portant des longs cheveux, s'accompagnant à la guitare et écrivant des chansons d'amour. Au passage, je n'ai jamais composé une chanson d'amour. Si j'étais membre d'un groupe, personne ne me comparerait à James Blunt. Lui et moi utilisons juste un nom. Sa musique et la mienne ne sonnent pas vraiment comme de la musique de songwriter. Elle émane d'un groupe avec batterie, etc… Clichés.

Dernière question, on parle souvent de vos cheveux. Quel est votre secret ?

Le fait est que Liam Gallagher imite les Beatles et j'imite Liam Gallagher. Il n'y a donc aucun accomplissement personnel. C'est truqué.





 
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