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Bain de jouvence

Écrit par Nicolas Alsteen - mardi, 24 octobre 2006
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Minerale
07-02-2006
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Le nom de Minerale flotte dans l'air depuis quelques années. Dès lors, les rumeurs s'épanchaient comme l'eau coule sous les ponts. D'ici ou d'ailleurs, tout a été entendu. Certains évoquaient de lointains échos empruntés au Pink Floyd, d'autres parlaient davantage de Pavement. Aujourd'hui, les choses se précisent. « Shrines », le premier album de la formation bruxelloise, laisse entrevoir ses harmonies étincelantes. D'emblée, les chansons s'imposent, l'évidence mélodique s'applique. Aucun doute : Minerale, ça coule de source...

Flash-back. Pouvez-vous revenir sur votre rencontre, vos premiers concerts et sur tous ces moments qui ont jalonné votre carrière ?

Notre premier concert officiel s'est déroulé à la Rotonde du Botanique. C'était en 2004. Avant cette première date, nous avions passé de longues et palpitantes années à jouer entre nous. On s'appelait tous les dimanches, on répétait. Comme ça, juste pour nous amuser. Un jour, on s'est rendu compte qu'on tenait de très bonnes choses. Nous avons donc décidé de souder les électrons fédérateurs de bonnes idées et de lancer Minerale. Après avoir enregistré deux démos, nous avons été sollicités pour jouer de nombreux concerts. Après une participation au Concours Circuit (lauréat du prix du public), le public a eu l'occasion de nous applaudir au Verdur Rock, en première partie d'Archive, au festival de Dour ou, encore, au Canada, où nous avons déjà eu la chance de jouer.

Pourquoi l'album sort-il seulement aujourd'hui ? Vu le nombre d'années d'expérience et le curriculum vitae, certaines formations se seraient empressées d'enregistrer un album. Mais pas vous...

Nous bossons sur notre album depuis moins d'un an. Nous sommes entrés en studio en janvier 2006. Depuis, nous n'étions pas apparus sur scène. C'était un choix délibéré. Nous voulions vraiment mettre toute notre énergie dans la réalisation de cet album. Nous y avons travaillé sept jours sur sept. Nous ne voulions en aucun cas nous griller en sortant un album de piètre facture. Le but était de produire un album à écouter de A à Z, un disque à écouter comme on parcourt un roman. Toutes les chansons de notre album se tiennent grâce à la mise en place d'un univers cohérent, puissant.

Aujourd'hui, « Shrines », votre premier album, est dans les bacs. Pourquoi avoir choisi le nom d'une de vos chansons comme intitulé du disque ?

A l'origine, on ne voulait pas de titre pour notre album. Finalement, notre choix s'est porté sur « Shrines ». Il s'explique surtout par le sens de ce mot. « Shrines » signifie mausolées, voire recueils de choses anciennes. Et puis, au lieu d'inventer un titre sortant de nulle part, nous avons opté pour le titre d'une de nos chansons. On se retrouvait bien à travers la signification de ce mot. En effet, nous jouons ensemble depuis plus de quatre ans. Et ce titre prend tout son sens quand on sait que nos chansons ont été rassemblées au fil des années. De ce point de vue, notre disque est donc bien une sorte de mausolée.

Avant la sortie officielle de l'album, le single « Eyes Eyes » tournait déjà en radio. Quelle était votre réaction en attendant votre morceau pour la première fois sur les ondes ?

Parfois, c'est encore un sentiment absurde. Le plus fou, c'était d'entendre ce morceau à des moments inattendus. On se disait : 'C'est nous qui passons à la radio là ?' C'est un peu absurde. D'un autre côté, grâce à ces passages en radio, quand nous jouons « Eyes Eyes » en concert, les gens chantent le refrain. Nous ne connaissions pas cet engouement avant de passer sur les ondes. On adore ça : c'est une sensation super jouissive !

Vos chansons franchissent sans mal la frontière linguistique de notre pays. Aussi, le titre « Millionaire » est-il diffusé sur les radios néerlandophones. Considérez-vous cette popularité comme un accomplissement ?

Un accomplissement, en quelque sorte... En fait, nous avons la chance de disposer d'un management néerlandophone. Nous cherchons vraiment à gommer les barrières linguistiques. Elles n'ont pas de sens ! Nous sommes Bruxellois et Belges avant tout. Nous allons tout faire pour jouer des dates en Flandre. Nos chansons passent en radio côté néerlandophone. Tant mieux ! Cette situation va permettre à certaines personnes de comprendre que les limitations territoriales n'ont pas de raison d'être. Notre album ne sonne pas bruxellois ou francophone. Notre musique se veut internationale. En résonnant de la sorte, il n'y a aucune raison pour que notre disque ne marche pas en Flandre.

Votre album s'ouvre au son d'un coup de tonnerre et d'une averse fracassante. Doit-on y trouver un message, une métaphore ?

On est Belge ou on ne l'est pas ! (Rires) Nous vivons en Belgique : il y pleut nonante pourcent du temps. Quand on joue de la musique, neuf fois sur dix, c'est sous la pluie. La première chanson s'intitule « In The Water ». La pluie et l'orage illustrent très bien ses paroles. La fin du morceau rappelle d'ailleurs le « Riders On The Storm » des Doors. Mais ce n'est en aucun cas un clin d'œil au groupe de Jim Morrison...

Vous êtes signés sur le label 62 TV. Sur votre album, la chanson « Razor Blade » lorgne même du côté de Girls In Hawaïï. S'agit-il d'un label de rêve pour Minerale ?

Nous adorons Girls In Hawaïï. Et il est certain que la ligne du refrain de « Razor Blade » évoque quelque peu l'univers des Girls In Hawaïï. Nous voulions vraiment rejoindre l'écurie 62 TV. Inconsciemment, cette envie s'explique très certainement par la présence des Girls In Hawaïï sur le label.





 
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