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Au-delà du Paradise Lost…

Écrit par Danny Van Hemelen - vendredi, 30 juin 1995
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Paradise Lost
30-06-1995

Paradise Lost est un groupe en plein boom. La roue tourne à merveille pour eux, surtout depuis la sortie d'un certain « Icon » qui a propulsé le combo paradisiaque (enfin, façon de parler) comme un des espoirs de la scène métal actuelle. Chiffres de vente canon (15.000 albums vendus rien qu'en Belgique!), assistance fort nombreuse dans les salles, popularité en hausse vertigineuse : c'est Byzance pour cette association de métallos intelligents! En outre, la formation mérite ce succès. La preuve: on ne se monte pas du col, on reste serein et on n’a qu’un seul et même objectif : faire mieux encore! Pour remplir leurs poches ? Aaron Aedy, l’infernal guitariste rythmique et Nick Holmes, le chanteur, s’en défendent…

A.A. : Tout le monde nous demande si nous avons souffert d'une quelconque pression avant d'entamer la réalisation de notre nouvel album, « Draconian Times ». Et nous formulons sans cesse la même réponse: non! Notre ambition n'a jamais été de faire du blé à tout prix, ni d'atteindre des records de vente, alors... Bien sûr, nous ne crachons pas sur ce qui nous arrive, mais nous estimons que notre réussite actuelle est le résultat d'un travail prioritairement artistique et non commercial. Nous ne supportons aucun poids sur les épaules. Nous avons fait de notre mieux dans nos peaux de musiciens ; et pour le reste, on verra...
N.H. :
De toute façon, notre succès n'est pas le même partout. Nous sommes bien plus appréciés ici qu'en Angleterre, par exemple. Ce qui aide à relativiser.

A quoi attribuez-vous votre percée? Vous concevez une musique qui ne correspond pas spécifiquement à des critères de modes. Qu'avez-vous que les autres n'ont pas?

N.H. : Comment veux-tu que nous répondions à cette question ? Nous ne sommes pas à l'écoute de tout ce qui gravite autour de nous. Et nous n'aimons pas comparer les groupes, les genres, tout le tralala... Nous sommes Paradise Lost, nous créons une musique de manière indépendante et il se peut qu’elle soit... bonne, non? Ha ha ! Nous, en tout cas, on l’apprécie. Notre identité? On prend quelques directions spécifiques. Par exemple, on utilise de moins en moins de guitares en studio. On diversifie de plus en plus nos arrangements. Afin de communiquer davantage de couleur, de relief à notre musique. C'est un processus que nous allons développer.

Votre musique dégage plus une atmosphère que de l'énergie brute. Il y a un côté humain, émotionnel et...

A.A. : Rien d'étonnant. Effectivement, nous avons des sentiments à exprimer. Ce que nous écoutons en privé va d'ailleurs dans ce sens : plutôt l'expression que les clichés! De toute manière, cette musique que nous produisons, que tu nommes metal mais qui, pour moi, englobe davantage de références, vient du fond de nous-mêmes. Elle n'a donc aucune chance d’emprunter un jour une dimension mécanique. Ce serait un drame d'en arriver à ce stade. Ce que nous développons, c'est la qualité des instrumentations, du jeu et du son. Nous travaillons la forme, mais le fond reste une histoire d'inspiration libre.

« Draconian Times » plus encore qu'« Icon », semble plus affranchi de ses mouvements, plus ouvert à toutes expérimentations. D'accord?

A.A. : J'ai la même impression et elle me remplit de satisfaction. Pas de fierté mais de satisfaction. Comme je te l'ai dit, nous travaillons d'instinct. Notre seul critère est d'avancer. Là, c'est vrai, la réponse très positive de notre public intervient aussi et elle nous encourage. C'est sans doute la seule pression qui nous pousse dans le dos.
N.H.:
Nous avons pris le temps nécessaire pour bien développer « Draconian Times », en termes d'arrangements. Nous avons passé cinq mois à travailler sur ces morceaux. Tout part d'une mélodie, mais une fois la mélodie en place, il reste pas mal de boulot! Comme nous avons pris le temps, nous sommes allés plus loin sur ce plan-là.

Intérêt et passion pour la psycho

Vos textes aussi sont fort ‘humains’, basés sur des sentiments, des sensations...

A.A. : Je suis très attiré par tout ce qui touche à la psychologie. J'aborde ce type de sujet avec intérêt et passion. Je découvre même que je suis assez cynique à ce propos. J'ai une furieuse tendance à analyser tous les comportements de l’être humain. Le mental, la psychologie sont des domaines vastes, complexes et intéressants.

Visiblement, vous jouez partout là où on vous en donne la possibilité. Même dans des coins sans grande tradition rock. Que recherchez-vous, dans ce cas ?

N.H. : Pas l'argent, en tout cas... Tourner coûte vraiment très cher! Nous recherchons surtout le contact, aborder des contrées nouvelles, sans doute aussi de nouveaux défis. Nous aimons devoir affronter de nouveaux défis. C’est dans nos tempéraments. Et puis, c'est agréable de découvrir d’autres horizons, même si nous avons assez rarement l'occasion de faire du tourisme!

Quelle vision avez-vous du futur de Paradise Lost ?

N.H. : Nous ne nous posons pas trop ce genre de questions. On verra bien. Etablir des plans, ce n'est pas notre fort. Je ne sais même pas si nous aurons sans doute l'avenir que nous méritons d'avoir. Dans ce business, on ne gère pas tous les paramètres. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que nous ne laisserons à personne le soin de diriger le groupe à notre place.

Vous jouez bientôt au festival de Dour, vous connaissez?

A.A. : Par ce qu'on nous en a dit, à savoir que ce festival proposait surtout au départ des artistes et groupes francophones et qu'il s'est progressivement ouvert. C'est un festival très sympa, paraît-il! De toute manière, nous aborderons cette organisation avec notre bonne et simple vieille ‘tactique’ habituelle, à savoir de faire du mieux que nous pourrons. A ce niveau-là, il n'y a jamais de surprise avec nous!

(Article paru dans le n°34 du magazine Mofo de juin 1995)

 

 





 
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