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L’indépendance, un souci majeur...

Écrit par Guy & Bernard Dagnies - vendredi, 24 mars 1989
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Sad Lovers & Giants
24-03-1989

A l’issue de la seconde édition du ‘Festival for fun’ organisé à la Gaieté de Bruxelles, le 24 mars 1989, nous nous sommes entretenus avec Tony et Garce, respectivement guitariste et chanteur du (mythique) Sad Lovers & Giants. Exténués, ils nous accordent une interview à l’issue d’une prestation remarquable. Il est deux heures du matin et pourtant, cet entretien se déroulera dans une ambiance à la fois décontractée et constructive. Nous vous en proposons un condensé…

Nous venons d’assister à un excellent concert !

Tony : c’est vrai ?
Garce : nous apprécions le compliment.
T. : pourtant, ce n’était pas facile pour nous.

C’était votre première apparition en Belgique ?

T. : absolument !

La presse britannique traite rarement de Sad Lovers & Giants. Comment justifiez-vous ce manque d’intérêt ?

G. : nous ne jouons pas souvent en Grande-Bretagne.

Pourquoi ?

G. : la plupart des groupes tournent dans les mêmes clubs.
T. : la véritable explication émane de l’absence d’enregistrement en Angleterre depuis plus d’une année. Notre dernier album, enregistré en France (NDR : décembre 88) est une compilation (NDR : « Les années vertes »). La presse ne rencontre donc aucun motif précis pour évoquer notre cas. A la sortie du nouveau 30 cm, davantage d’articles seront consacrés à S.L.&G.
G. : vous lisez beaucoup la presse spécialisée anglo-saxonne, en Belgique ?

Effectivement.

G. : Nous n’avons plus rencontré de journaliste britannique depuis notre dernière tournée en Espagne.

Votre style musical convient à la sensibilité des Continentaux, un peu à l’image de Modern English. Et tout comme vous, les Iles Britanniques semblent les bouder. On se souvient d’un fabuleux concert accordé par Modern English à Zedelgem. Le climat musical baignait d’ailleurs dans une atmosphère assez proche du spectacle que vous avez accordé ce soir.

T. : réellement ?
G. : cette réflexion me surprend agréablement. En fait, si nous divergeons côté musique, nous sommes issus du même patelin. Question d’affinité géographique, probablement !

(un peu ennuyés) Que devient Tristan Garel Funk (NDR : ex-guitariste de S.L.&G.) ?

G. : mon ami !

(ouf !) C’est vrai ? Snake Corps, son nouveau groupe, existe-t-il encore ?

G. : oui, nous relevons en outre du même label ‘Midnight Music’.

A quand l’album ?

G. : nous sommes occupés de l’enregistrer.

Vous participez à d’autres concerts ?

G. : Non ! C’était l’unique prestation sur le Continent. Richard (NDR : l’organisateur) souhaitait spécialement nous engager pour ce festival ; et comme nous estimions qu’il répondait à nos aspirations, nous avons accepté.
T. : une tournée coïncide généralement avec la sortie d’un album. Comme il n’est pas terminé, nous envisageons de revenir plus tard, dans l’année, pour honorer plusieurs dates en Belgique, en France, en Suisse et en Espagne.

Connaissez-vous le Futurama (NDR : à Deinze) ?

G. : un grand rassemblement pour lequel nous serions intéressés de figurer un jour.

Souhaitez-vous décrocher un contrat auprès d’un ‘major’ ?

G. : tout dépendrait des clauses de la convention. Nous disposons, chez Midnight Music d’une grande autonomie d’action. Nous sommes libres de jouer la musique que nous aimons, libres de sortir un album lorsque nous le souhaitons, libres…
T : je pense que les labels ‘majors’ œuvrent sur un marché différent aux masses. Un marché qui s’adresse avant tout aux masses, comme la musique pop. Nous n’émargeons pas réellement à la pop. La scène indépendante constitue le meilleur environnement pur enrichir et développer notre créativité. Que pourrait faire un label ‘major’ avec nous ?

Qu’écoutez-vous pour l’instant ?

G. : j’aime les Waterboys. J’ai assisté à leur spectacle. J’en suis devenu un fan, d’autant plus que leur album est absolument épatant. J’écoute également McCarthy, les Corn Dollies…

The Sun & The Moon ?

T. : ils sont également chez Midnight Music.
G. : Marc Burgess est un ami.
T. : signés par WEA (NDR : Geffen), ils se sont rendus compte qu’ils faisaient fausse route. Ils vendaient davantage d’albums sur un label indépendant.
G. : nous regagnons nos pénates cette nuit. Nous embarquons sur le ferry à Zeebrugge pour un trajet de six bonnes heures au cours duquel nous essaierons de dormir un peu.

(Interview parue le 8 septembre 1989, dans le journal Le Courrier de l’Escaut.)

 





 
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