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Une histoire de famille

Écrit par Didier Deroissart - mardi, 08 juillet 2014
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Sweet Jane
18-04-2014

La rencontre s’est déroulée au Witloof Bar du Botanique, juste après le concert de présentation de son nouvel opus, « Time away ». Sweet Jane alias Christel Mignolet a donc attendu plus de 10 ans avant de publier ce troisième essai. « Full moon » remonte d’ailleurs à octobre 2003. Ce qui méritait des explications…

Ce n’était pas intentionnel ! Au cours de cette période, je me suis consacrée à d'autres projets. Et comme je suis entière, je m’y livre à fond. Je n'ai jamais arrêté d'écrire des chansons. J'ai toujours continué dans mon coin, dans ma chambre. Et puis à un certain moment, je me suis dit qu'il était temps de faire un peu l’inventaire. Et réunir les chansons écrites dans le passé sur un album. J’en ai également ajouté quelques unes qui occupent une bonne moitié du nouveau cd.

L'écriture de tes textes est assez pointue, mais aussi soignée. Tu es méticuleuse ?

Mon écriture est spontanée. J’utilise énormément la métaphore. J’ai plutôt recours aux images plutôt qu’au réalisme. Et pourtant, je suis également dans la réalité, en utilisant des mots simples et directs.

« Sweet Jane », c’est le titre d’une chanson du Velvet Underground que Lou Reed a transformé en tube. Mais pourquoi avoir choisi ce patronyme ?

J’ai découvert le Velvet Underground, il y a une vingtaine d'années. Et j’ai flashé sur cette chanson. A cette époque, j’étais aux Etats-Unis en compagnie d’amis qui l’écoutaient souvent. Finalement, elle est devenue une expression entre nous. Aussi, quand j’ai cherché un nom de scène, je n’ai pas dû chercher très loin. Et puis la musique colle bien au projet. Oui, je reconnais, je suis fan du Velvet Underground.

D’après tout ce que j’ai pu lire, tu es très attirée par la scène britannique. C’est une référence primordiale pour toi ?

Oui, absolument ! J’ai été bercée par la scène anglaise, parce que ma maman est néerlandaise et elle écoutait beaucoup de musique anglophone. Mon papa est francophone, et lui est chanteur/compositeur. Mon frère joue également de la musique. Mon petit frère est ingénieur du son. C'est lui qui s’est chargé du mixing ce soir. Donc, c'est une histoire de famille. On baigne dans l’univers de la musique depuis notre enfance.

Se produire en concert, c’est important pour toi ?

Tout à fait ! A cause du retour que nous procure le public. Le ‘live’ me transporte. Me fait vibrer à l’intérieur. J’essaye de donner le meilleur de soi-même. Bien sûr que pour les artistes, il est très important de monter sur les planches… 

Au Botanique, tu as joué au Witloof Bar. Pourquoi pas à la Rotonde ?

Un concours de circonstances. Le Botanique est fort booké. Quand on m'a proposé de me produire au Witloof Baf, j’ai accepté. Je suis ravie d’y avoir joué. A ce propos, je remercie le programmateur du Bota, Paul Henry Wauters. A la Rotonde, le son est magnifique. J'y ai déjà assuré la première partie de Shannon Wright, au mois de novembre 2013 ; et c'était très chouette. Et la prochaine fois que je reviens au Botanique, cela sera à la Rotonde. Maintenant, je suis vraiment contente d'avoir joué ici ce soir après 10 ans d'absence. De voir que les gens qui sont déplacés ce soir ont apprécié le spectacle. Ils étaient vraiment enthousiastes. C'est mon sentiment en tout cas. J'ai les deux pieds sur terre et la tête dans les nuages. C'est un peu dans ma nature.

A propos de première partie, dans le passé, tu as accompli celles de Calexico, Sophia et d'Echo & The Bunnymen. De bons souvenirs ?

Chaque concert laisse de bons souvenirs. Pour Calexico, c'était à la Soundstation de Liège. A cette époque là, ils s’étaient déjà forgé une certaine notoriété, mais pas encore comme celle acquise aujourd'hui. Donc c'est chouette. Echo & The Bunnymen, je les ai précédés à l'Ancienne Belgique. J'étais un peu angoissée, car la salle est très grande. A l’époque, je n’étais pas très sûre de moi. Mais après le set, le guitariste est venu me voir pour me dire qu’il l’avait apprécié. J’étais vraiment contente, alors que pourtant, pendant toute ma prestation, j'étais dans mes petits souliers. Un excellent souvenir ! Sophia, on a grandi entre guillemets ‘ensemble’. Son projet a commencé à la même époque que le mien. Robin vit en Belgique. On se connaît. J'aime beaucoup ce qu'il fait. Il fait partie de mes relations amicales.

As-tu prévu une tournée des festivals ou des grandes salles pour défendre ton nouvel album ?

En tout cas, pas pour l'instant. Pas tout de suite. J'ai encore envie de poursuivre la tournée des petits clubs, en automne. En janvier, je vais peut-être encore me produire dans des centres culturels. Je commence à bosser sur un quatrième album et après je pourrais envisager celle des festivals. Si on me sollicite, bien sûr, je ne dirai pas non. Mais pour l'instant, je me suis cantonnée aux petits clubs et c’est plutôt une formule sympa. Je trouve que le rapport entre l’artiste et le public y est vraiment direct. Je suis très heureuse d’y jouer. Des grandes scènes, j'espère oui. Mais je suis déjà très satisfaite de ce qui m’arrive actuellement.

On compare souvent ta voix à celle de PJ Harvey. Un compliment ?

Une référence importante. C’est certainement une source d’inspiration pour moi. Et pour pas mal d’autres chanteuses. Mais pas seulement pour sa voix. Pour ce qu’elle dégage. Elle a vraiment en elle quelque chose de poignant. Et que l'on me compare à elle, c'est un beau compliment.

Que représente Spain pour Sweet Jane ?

Un groupe américain que j’adore. Enfin, leur musique. Elle est particulièrement chaleureuse, intense, soul, très poignante également. C’est également une de mes inspirations majeures. De nombreuses formations issues de la scène new-yorkaise pratiquent ce style de musique. J'ai tout de suite accroché. Velvet Underground était un peu plus rock. J’étais plus jeune aussi. Puis j’ai évoluée et je suis tombée sous le charme de la lo fi. Cette musique me berce, me transporte, m’envahit…

Question que je pose régulièrement aux artistes belges : peut-on vivre de sa musique en Belgique ?

Non, il faut garder les pieds sur terre. Adamo et Arno sont professionnels et peuvent vivre de leur musique. Ils s’exportent à travers le monde. Puggy et Suarez sont certainement sur la bonne voie. Tant mieux pour eux ! Pour tous les autres qui commencent leur carrière ou dont le style musical est plutôt alternatif, ce n’est pas possible. Le téléchargement illégal est toujours d’actualité. On ne vend pas de cd, sauf en concert. En magasin, c'est fini. On ne peut pas compter sur de telles rentrées au début d'une carrière de chanteur/musicien. Aujourd'hui c'est dur. Perso, j’ai une activité professionnelle en plus de l’artistique ; et si un jour je devais lâcher mon job pour vivre de ma musique, je le ferais. Mais pour l’instant, ce n'est pas mon intention…





 
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