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La grande aventure d’une vie…

Écrit par Michal P.Short-Use - mercredi, 29 avril 1998
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The Nits
30-04-1998

Malgré le départ de Robert Jan Stips, leur claviériste fou, les Nits persistent et signent un nouvel album. Et l'an prochain, le groupe amstellodamois fêtera son quart de siècle d’existence. Malgré quelques succès fugaces, cette formation modeste et parfois brillante n'a vraiment jamais reçu la consécration populaire. L'occasion était donc belle de recueillir les propose de Henk Hofstede, leur chanteur et porte-parole…

- Les Nits, c’est devenu toi et seulement toi, non?

Non, nous ne sommes plus que deux, mais d’autres personnes gravitent autour de nous. Je ne me suis jamais senti seul leader. Lors du tournage d’un film, il y a un réalisateur, mais aussi différents collaborateurs, dont des acteurs, des producteurs et des techniciens. C'est un peu pareil. Plutôt que leader, je dirais que je suis un porte-parole des Nits, ça oui.

- Que signifie "Alankomaat'; le titre du Cd?

C'est la traduction finnoise de ‘Pays-Bas' ; nous entretenons des relations privilégiées depuis longtemps avec la Finlande. Depuis 83, je crois. J'y ai beaucoup d'amis. J'y connais des musiciens. Certains nous ont aidé pour réaliser ce disque, et j’estimais que c'était un bel hommage d'intituler ainsi notre album. Parmi les musiciens, figure notamment Kimmo Kajasto, un claviériste qui a repris le rôle abandonné par Robert Jan Stips. Mais en principe, il n'est pas impliqué à temps plein : les Nits pour l'instant, c'est moi et le percussionniste Rob Kloet. Mais cc n'est probablement qu'une étape. Normalement, l'un ou l'autre membre qui nous accompagne sur scène devrait progressivement entrer au sein du line up, à titre définitif.

- Sur la pochette, vous êtes représentés par des figurines en miniature. Une explication?

Je n'ai pas trop envie de m'étendre là-dessus. Mais la maison, qu'on y voit est celle de ma mère (également reproduite au verso de la pochette). Cette demeure représente un endroit important de mon passé. Ma mère y vit toujours. Moi aussi, j’habite toujours à Amsterdam, mais à l’autre bout de la ville. C’est un ancien immeuble que j’occupe depuis 10 ans et où il y a une très belle vue sur le parc…

Clin d’œil à Simon & Gardfunkel

- Tout album nouveau est censé apporter quelque chose de neuf. De quoi s’agit-il, cette fois-ci?

C'est le genre de question à laquelle il m'est vraiment difficile de répondre. Je peux juste enregistrer les réactions des gens. A mon estime, cet album propose plusieurs ambiances différentes, il est plus pop, il y a des aspects folk, la fin de l'album est mélancolique et concerne les personnes que je connais. Aller plus loin dans l’analyse, sans recul, je n’y parviens pas.

- Sur la chanson « 3 Sisters », le mot ‘frightened"’(‘effrayé’) revient sans cesse. Est-ce un sentiment que personnellement, tu éprouves souvent?

J'aime le sujet, même s'il ne s'agit pas exactement de moi. Ici, c'est l'histoire de trois petites filles égarées dans un zoo, à la recherche de leurs parents…

- L’album recèle aussi une chanson intitulée "Robinson" qui fait une référence évidente à « Mrs Robinson »; le célèbre hit de Simon & Garfunkel et donc au film "Le lauréat" (sorti en 67). Quel était le but?

L’idée de cette chanson m'est venue en réalisant une maquette à la maison. J'ai imaginé aujourd'hui que le gars qu'interprétait Dustin Hoffman se souvenait... J'ai donc emprunté les paroles de la chanson originale, mais en utilisant une autre mélodie. J'ai envoyé une lettre à Paul Simon pour avoir son accord, mais apparemment cette autorisation soulève des problèmes juridiques! Bref, reprendre une chanson ne pose pas de problèmes ; mais uniquement les paroles, ce n'est pas permis... C'est logique? L'affaire est toujours en discussion par avocats interposés.

La Grande Aventure

- Comment les plus jeunes, Hollandais ou non, évaluent-ils ton travail?

Aucune idée, je dois avouer que je ne vais pas à la rencontre des jeunes, et n'aime pas trop assister aux concerts... Et je dirais d'ailleurs, qu'en règle générale, j'ai très peu d'amis dans le monde de la musique.

- Les Nits se sont formés en 1974 ; ce qui fera donc 25 ans de carrière, l'an prochain. Avez-vous prévu de marquer le coup?

Non, je ne suis pas sûr qu'on aille célébrer cet anniversaire. Mais peut-être devrais-je y penser? On pourrait sortir un nouvel album, peut-être? Ce serait une idée constructive, ça, non? Une grande fête? Non, c'est pas trop notre genre.

- Comment considères-tu ta carrière en cette fin de siècle?

Avant tout, comme une grande aventure. On a enregistré de bons disques, on n’a pas suscité que de l'indifférence. On a pu se produire sur scène, et les concerts, j'adore ça. Et puis, c'est un métier où on voyage beaucoup ; ce qui rend déjà la vie moins prévisible et plus passionnante. Je considère les Nits comme une grande aventure, la grande aventure de ma vie. Je ne retiens que des points positifs. On est à notre niveau et je ne voudrais pas, en définitive, qu'il en soit autrement. Si je devais donner deux cents concerts par an, je crois que le rythme finirait par me dégoûter.

Article paru dans le n°98 du Magazine Mofo d’avril 1998.

 





 
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